Nombre de confrères, de bonne foi, mus par le désir d’aider, usent de raccourcis qui masquent et compliquent le problème.
Les troubles qui précédent, accompagnent, suivent l’instauration de la ménopause requièrent la même rigueur qu’un protocole de FIV, qu’un protocole de chimiothérapie.
Trop de praticiens se jettent sur le concept alors qu’ils n’ont pas la formation.
La « cause » mérite toutes les bonnes volontés mais chacun à son poste, celui que lui confère sa ou ses formations.
Je déplore le manque de précision sémantique chez certains praticiens qui traitent les problèmes génito-urinaires de la ménopause.
L’usage de termes comme « manque d’humidification » ou « sécheresse vaginale » est conceptuellement erroné dans la majorité des cas.
La muqueuse vaginale est en réalité presque toujours légèrement humide, mais elle est souvent appauvrie, amincie, et dévascularisée en raison d’un défaut de trophicité. Le problème principal n’est donc pas l’absence d’humidité, mais plutôt la défaillance de l’exsudation neuro-vasculaire nécessaire pour la lubrification sexuelle lors de la stimulation.
Par conséquent, les traitements visent à restaurer la trophicité, et non à ajouter de l’humidité ou des sécrétions, car le vagin n’a pas de glandes sécrétoires.
Un podcast pour mieux comprendre